| "Just a few bad apples" - The Corporation |
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| Écrit par Aguolo | |||||||||||||||||||||||
| 23-05-2005 | |||||||||||||||||||||||
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Il y a des films documentaires dont on entend que peu ou prou parler de notre coté du monde et qui pourtant mériteraient d'être déclarés d'utilité publique. ![]() Sorti en 2004 outre-manche, "The Corporation" fait parti de ces oeuvres. Je ne sais pas si ce long documentaire arrivera un jour chez nous mais bon, c'est disponible où vous savez pour les plus curieux d'entre vous qui accepteront d'encaisser 145mns passionnantes mais sans sous-titre d'un documentaire sans concession (enfin presque... nul n'est parfait). L'histoire: Il y a 150 ans, les corporations demeuraient des entités relativement insignifiantes. Mais aujourd'hui au contraire, elles sont plus que jamais présentes dans nos vies, de manière plus ou moins perverse. Comme évoqué au début du film, avant il y avait l'Eglise, la Monarchie, le Parti Communiste... et aujourd'hui, l'institution dominante est la Corporation. "The Corporation" examine minutieusement les répercussions, même lointaines, de sa prééminence au sein de nos sociétés. Ce que j'en pense ? Pour ce que j'ai compris, le film est basé sur un livre intitulé "La Corporation: Poursuite Pathologique du Profit et du Pouvoir" (The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power). Durant 3 bonnes heures commençant par un cours d'histoire assez didactique, on suit une enquête passionnante qui nous fait visiter le monde et ponctuée d'entretiens en compagnie de CEOs, de leader d'opinions, de gourous,... afin révéler toutes les ficelles des fonctionnements actuels et futurs des Coca-Colas et autres Nike. Pour les guests, on ne fait pas dans la dentelle, Noam Chomsky, Michael Moore, Naomi Klein ("No Logo" doit être votre livre de chevet)... Que du beau monde. Peu de temps suffit pour comprendre que le film dépeint un portrait assez sombre voire cynique des Corporations. Dans le désordre, le film évoque les usines délocalisées (les "sweatshops") en Amérique Latine, où l'on paie au lance-pierre, la pollution environnementale sur le monde et psychologique sur des enfants qui ne peuvent vivre sans les "marques", les pressions sur les grands groupes médiatiques pour cacher certaines vérités (l'affaire du BST de Monsanto, une drogue augmentant la production de lait chez la vache et, accidentellement, causant une hausse des cancers). Que du bon mais... ... Mais "The Corporation" rate à mon goût son tir sur un sujet que j'évoque souvent quand je parle des délocalisations Europe > Chine: La responsabilité de l'individu et l'impact de celui-ci sur cette fameuse corporation. Après tout, une corporation vaut par les hommes qui l'anime. Evidemment un cadre doit avoir en mire de plaire aux actionnaires et ramener de quoi vivre à sa famille. Mais à la fin, la volonté de diminuer la pollution et de créer de meilleurs conditions de travail repose dans les mains de ce même cadre et non d'une entité sans visage connue sous le nom de "Corporation". En revoyant les premières minutes, je ne peux m'empécher de me dire que finalement, une Corporation n'est qu'une entité légale regroupant plusieurs individus et savoir-faire. C'est une coquille dirigé par des humains et la blâmer au nom de l'alter-mondialisme doit revenir à blamer ces hommes et non cette entité. Si les mauvaises personnes dirigent une compagnie d'envergure mondiale, comme le film le montre si bien, alors c'est du ressort des gens de changer cette donne. Si la politique d'une Corporation blesse le public, alors le public peut contre-attaquer en boycottant, engageant des poursuites... Pour autant que nous, citoyens du monde, nous réfreignonc de simplement parler comme je le fais içi de cela mais que nous sortions et fassions réellement quelque chose. Tant que l'activité des World Company ne touchait que le Tiers-Monde pendant que nous consommions à outrance, ce type de préoccupation ne demeurait que dans la sphère d'idéologistes utopiques, mais aujourd'hui, alors que nous en subissons le contrecoup à coup de chômage à deux chiffres et d'une précarité de l'emploi grandissante, il apparait que l'on est un peu plus sensible à ce courant à la mode sur lequel surfe "Farenheit 911" et "The Corporation". La Corporation est un psychopate que nous permettons. Donc voilà ce que j'avais à dire sur ces 2h30mns de "The Corporation", un film-documentaire bien fourni en infos en tout genre, toutes plus ou moins distrayantes mais dans tous les cas étayées par une enquête qui s'est voulue sérieuse et exhaustive. A voir. PS: Pour ceux qui ne comprennent pas les "Just a Few Bad Apples" du titre, et bien il faudra regarder le film ;)
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| Dernière mise à jour : ( 24-05-2005 ) | |||||||||||||||||||||||
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