Japon 日本
"Sushi Time !!!"


Quand la publicité japonaise recycle Jack Bauer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
26-09-2005
Ces japonais, ils sont trop forts et nous prouvent une fois plus qu'un chèque plein de zéros peut démolir de belles légendes. Nouvelle victime de la publicité japonaise...

... Jack Bauer et sa série "24 Heures". Ce n'est pas nouveau, les stars hollywoodienne aiment à faire quelques petits ménages au Pays du Soleil Levant en faisant bien gaffe, contrat à l'appui, que ce type de prestation ne se sache pas ailleurs.

Nous retrouvons donc notre agent favori en compagnie de la charmante mais potiche Yamamoto Azusa (山本梓), pour une prestation de choc au service de "Calorie Mate" d'Ootsuka Seiyaku.

On disait que la 4ème saison de "24 Heures" n'atteignait pas les audiences escomptés. Et bien voilà un bien charmant chant du cygne. Que je me propose évidemment de partager avec vous.

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Dernière mise à jour : ( 23-10-2005 )
 
"Sudoku", l'art de jouer aux mots-croisés à la japonaise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
19-09-2005
En tête de gondole à la FNAC, à la télé chez Ruquier... Le Su Do Ku envahi le monde et c'est cette année au tour de la France. Petit portrait du Sudoku.

Le Sudoku (数独, sūdoku), épelé également Su Doku, est au Japon ce que les mots-croisés sont à la France. Le but du jeu est on ne peut plus simple: entrer un chiffre entre 1 et 9 dans chaque case de la grille, le plus fréquemment de 9 sur 9, composée de 9 sous-grilles de 3 sur 3 (appelées les "régions"), en se basant sur plusieurs chiffres déjà insérés dans la grille (les "donnés"). Chaque ligne, colonne et région ne peut contenir qu'une seule fois chaque chiffre.

Pour l'histoire, le jeu est né au Japon en 1986 et ne doit son succès populaire international que depuis cette année.

Pour ceux qui voudraient s'essayer au jeu, des ouvrages sont dispos aujourd'hui en France et plusieurs sites proposent gratuitement des grilles à remplir, dont celui-ci par exemple, proposant plusieurs niveaux de difficulté.

Attention, c'est addictif.


Sudoku
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Hiroshima : Pour que le monde n'oublie jamais... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
04-08-2005
Titre ambigü que celui de ce bulletin. Titre ambigü car que ce soit a priori ou pas posteriori, les événement du 6 et du 9 août 1945 furent pensées ainsi.

NagasakiChapeau à TF1 qui, ce soir, nous a proposé un documentaire germano-britannique de très bonne tenue sur la préparation, les larguages de "Little Boy" et "Fat Man" et la réddition du Japon moins d'une semaine plus tard. Très bon documentaire qui a su en outre proposer une présentation réaliste des événements supportée par des interviews aussi bien américains que japonais d'individus impliqués dans ces événements.
4 ans après le funeste 11 septembre 2001, Hiroshima nous semble finalement assez familier: une attaque violente qui arrive sans crier garde, se produisant pour que l'effet soit maximum, au rush du matin, dans une zone civile (Truman répétera a posteriori "cible militaire)... Les exemples sont nombreux sur les similitudes mais comparer au-delà deviendrait indécent tant l'échelle est différente. 911 n'était pas radioactif et 4000-5000 personnes furent tués par l'effondrement des 2 tours. Hiroshima, c'est 100 000 morts immédiatement puis 100 000 plus tard. Nagasaki, c'est 50 000 morts car la bombe avait raté sa cible. Hiroshima, ce sont aussi les séquelles radioactives qui, des dizaines d'années durant décimeront lentement 2-3 générations de japonais.

On demeure pantois devant la rapidite des décisions qui auront amené au 6 et au 9 août 1945. Trois semaines seulement entre les essais initiaux "in vitro" du Nouveau-Mexique et les dates funestes. Au-delà de la simple et "raisonnée" (si tant est que nous puissions parler de "raisonnée") décision de larguage afin de mettre fin à un conflit meurtrier des deux cotés, ce si court laps de temps nous oblige à repenser l'intérêt de "Little Boy" comme une expérimentation "in situo" de la puissance et surtout des conséquences de la puissance atomique.
A cela se rajoute en outre l'aura imposée par la possesion de cette nouvelle arme. Certains suggèrent que Truman, craignant une tentative soviétique de dominer l'ordre asiatique d'après-guerre tout comme en Europe orientale, ordonna le bombardement pour forcer le Japon à se rendre avant que la Russie n'ait la chance de rentrer dans le jeu des négociations de Paix. Le pouvoir d'intimidation contre son rival potentiel, Staline, demeure évident.

Durant l'été 1945, le fils de Franklin Roosevelt parle de la nécéssité de bombardements du Japon « jusqu’à ce que nous (les Etats-Unis) ayons détruit à peu près la moitié de la population civile japonaise ». Une enquête diligentée en 1946 sur l'intérêt stratégique des bombardements montrent que le Japon se serait rendu, même sans Hiroshima et Nagasaki. D'autant plus que la Russie avait déclaré la guerre au Japon cette même année.

Quand Bush se demande: « Pourquoi nous haïssent-ils ? » Une longue méditation sur le passé des faits de l'armée américaine et sur son présent de relances des programmes nucléaires pourrait apporter quelques pistes et nous amener à réfléchir sur cet armaggedon toujours aussi menacant.
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Dernière mise à jour : ( 05-08-2005 )
 
Enjokosai... Malaise de la collégienne japonaise ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
09-06-2005
Enjokosai (援助交際 “Rencontre pour assistance” ou “Rendez-vous contre compensation”) est un des phénomènes japonais dont l'archipel n'est pas très fier: les rendez-vous (romantiques ou pas) entre des collégiennes et des hommes souvent bien plus agés.

Même si une telle rencontre ne signifie pas forcément la nécessité d'un rapport sexuel, cette prostitution de la jeunesse japonaise, née au début des années 90, a été la cause de pas mal de remous.

Les "Telephone Clubs"
Love HotelsLa fin des années 80 marque la fin du boom économique nippon. Les jeunes filles de classe moyenne sont habituées à un très cher niveau de vie fondé sur la prospérité économique de leurs pères. Mais la croissance ralentit, la machine s'enraye et le fonctionnement social, bien huilé jusqu'aux années 90 commence à montrer ses déficiences. Avec leurs familles se retrouvant incapable de les combler matériellement et les décourageant à l'idée de se prendre un "baito" (petit job), nos jeunes filles en jupette se tournent alors vers un autre domaine où elles feront le bonheur des "Love Hotel" (voir photo ci-dessous) de tout poils.

Quand vous êtes un salary-man japonais d'âge moyen, il n'est pas aisé de trouver et draguer des collégiennes. Où les rencontrer ces jeunes filles portant le traditionnel costume marin (seifuku) des écolières ? Vous auriez l'air ridicule si vous commenciez à sortir avec une collégienne et la Police pourrait commencer à vous chercher des poux dans la tête. Pour résoudre ces problèmes ? Les "Telephone Clubs" sont nés.
Ces clubs d'un nouveau genre sont destinés à permettre à des hommes de payer pour recevoir des numéros de téléphones mobiles de filles prêtent à satisfaire un plaisir nouveau. Pour le reste et la négociation, c'est du domaine privé entre la jeune fille et le vieux lubrique (pas toujours si vieux). 
Internet est arrivé. Plus sûre, moins cher, il permet entre autre de contacter plus rapidement plus de filles aux styles toujours plus variés. Pour ce faire, une simple annonce "Dîner + sexe à 50 000 yen" (400-500€) sur un forum dédié avec ses coordonnées et l'affaire est dans le sac, il n'aura plus qu'à faire son choix parmi les réponses qu'il recevra. Une vraie bourse du vice.

Bura Sera
Ces papas gâteaux d'un nouveau genre sont d'habitude d'âge moyen, mariés avec des enfants. Pourquoi alors paient-ils tous donc tant et prennent tellement de risques pour avoir une relation sexuelle avec des jeunes filles ? Beaucoup décrivent cette obsession par "tamaranai", une "attirance incontrôlable" qui ne semble difficilement excuser le fait qu'ils exploitent une fille de l'âge de leur propre fille. Il est à noter qu'il existe tout de même certains clients qui ne paient ces filles que piur qu'elles jouent le rôle de leur propre fille, afin de compenser une sphère familiale souvent décomposée.
"Lorikon" (Lolita Complex) et "Bura Sera" (la fascination érotique pour les écolières") sont des aspects cruciaux de la sexualité moderne japonaise. L'ambigüe uniforme de marin est une marque importante de la société japonaise et un des piliers de son industrie pornographique. On ne s'étonnera pas de croiser, très légalement, des magasines en vente libre, vrais catalogues de jeunes filles de 8-15 ans posant lassivement en costume d'écolière, maillot de bain ou tenue sportive. Le marché des "petites culottes usées" est aussi une des marques les plus surprenants de ce "Bura Sera".

Les Kogals (Kogyaru)
KogalsOn en reparlera une autre fois mais elles sont indissociables de ce phénomène. Diva du fétichisme sexuel à la japonaise, les "kogal" sont de jeunes femmes portant souvent l'habit d'écolière, les "loose socks" (chaussettes ultra larges), un teint plus ou moins bronzé allant du simple "cappuccino" un peu caramel au café noir de noir. J'oublias, on rajoute par dessus une méga-couche de maquillage (blanc autour des yeux...).
Généralement, les "kogals" ont déjà fini le collège voire même la sphère de l'éducation mais continue à profiter des tenues d'en-temps pour attirer l'attention.

S'il demeure facile de comprendre pourquoi des hommes de la 40aine veulent partager le plaisir de la chair avec des filles plus jeunes, on se demande par contre pourquoi ces filles acceptent cette forme de prostitution.
La Japon, tout comme l'Asie dans un plus large ensemble, a toujours été un pays où l'apparence extérieur est primordiale. Traditionnellement, le prestige social a toujours été signifié par des symboles matériels: La lame du Samourai, les couleurs reservées à l'aristocratie, etc... et aujourd'hui, c'est toujours la même chose. La récession économique n'aura pas vraiment atténué cetta attirance pour les vêtements de designer, les sacs Louis Vuitton et ce genre de chose qui font que l'on est "dedans" ou "dehors".
Parallèlement, réduire ces phénomènes sociaux aux simples frippes ou à l'argent serait réducteur. La démarche est active chez la jeunette et pour combler une vie plutôt monotone à la maison et stressante à l'école, l'enjokosai parait être un exutoire tout designé, rite sexuel de passage pour des jeunes femmes très curieuses.

Quand les média s'en mêlent
Ca n'aura été qu'à partir du milieu des années 90 que les média se seront emparés du phénomène. Pour compenser le fait d'avoir été si longs à la détente, ce fût une hystérie totale qui vit en la "kogal" de Shibuya la "victime coupable" (beau mariage sémantique) toute désignée.
Le Japon traditionnel devait rapidement montrer son dégoût pour cette génération qui troquait son innocence pour quelques billets de 10 000 yen. Au passage, car ça devait arranger tout le monde, on oubliait que c'était les salary-man, piliers d'une société bien pensante de façade, qui paient pour ce type de service et donc entretiennent ce nouveau marché. Sans tarder, le pays était terrifié par ces filles qui parcourant les rues à la recherche d'innocents quadragénaires, futurs victimes de ses tentatrices du diable.
Un peu de bon sens revint une fois qu'un bon nombre d'études furent publiées, prouvant que seulement 5-13% des jeunes filles avaient déjà eu l'expérience de l'enjokosai, ce qui est déjà pas mal comparé à chez nous. Un fait intéressant à rajouter, 75% des jeunes japonaises ont au moins une fois reçu la proposition d'un homme plus agé pour un "rendez-vous" contre de l'argent.

Aujourd'hui, le gouvernement japonais reconnait le phénomène et travaille pour lutter contre ces libidos d'une certain genre que cultivent pas mal de frustrés. En 1999, il fût déclaré illégal "d'avoir un rapport sexuel payant avec un enfant de moins de 18 ans".
Mais bon, la nature indirecte du paiement propre à l'enjokosai a rendu l'application de cette loi bien difficile et in fine, les "papa" s'en sortent bien. Une jolie montre Gucci fera autant l'affaire que quelques gros billets.
Un fait tout de même aggravant, l'âge de consentement sexuel au Japon est de 14 ans, ce qui indique que les relations sexuelles avec mineurs sont implicitement acceptées au pays des sushis.
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Dernière mise à jour : ( 17-06-2005 )
 
Le Japon en images... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
27-04-2005
Pour inaugurer cette partie, un peu d'images de là-bas avec 2 sites qui se ressemblent un peu. Y a pas à dire, les japonais ont ces petites idées qui font qu'ils auront toujours un train d'avance sur nous.

Le premier, l'original, Tokyo Picturesque (http://www.tokyo-picturesque.com/v1/), ou une carte satellitaire de Tokyo recense des photos envoyés par des portables munis de caméras et GPS. Amusant, on trouve de tout

Le second, Duosnap (http://snap.duogate.jp/), né cette année, se base sur le même concept mais à l'échelle du Japon. Amusant.
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Dernière mise à jour : ( 29-04-2005 )
 
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