Autres


Et l'Etat découvrit le SBAM... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
01-03-2005

J'ai eu aujourd'hui à rendre quelques visites à la préfecture, à la mairie et à la CAF. Les attentes sont toujours aussi interminables. A la préfecture, un bon conseil, il faut prendre un bon bouquin avec soi. On a beau avoir affaire à une sous-préfecture, cela ne signifie pas qu'il y aura moins d'étrangers. Au contraire, on aurait presque l'impression que le 94 accueille l'ensemble des immigrants tant l'attente fût longue. Mais bon passons. La CAF, idem. Un ou deux employés en plus ne serait pas du luxe car attendre 1h30 que son numéro soit appelé pour un problème qui ne durera que 5mns (dans mon cas en tout cas), ça fait mal. En tout cas même si l'organisation est perfectionnable, on sent des efforts dans le bon sens et un pré-accueil permet déjà de raccourcir les temps d'attente. Néanmoins, dès lors que l'on améliore un point de l'organisation, on en profite pour compenser le gain de "productivité" par le retrait d'un employé. Résultat:

Etat: 1 - Contribuable: 0

Finissons tout de même sur une note positive: la qualité de l'accueil. Ils ont mis un Mr ou une Mme Sourire dans chaque ministère, m'est avis. L'accueil est tellement meilleur. Que ce soit sur place ou par téléphone, les moeurs ont changé. On peut s'en réjouir à juste titre. En effet, dans d'autres pays telle la Chine où le contribuable (qui certes contribue peu) est traité comme un moins que rien. Pas un souririre, des gestes brusques et le sentiment de déranger. Je me souviens encore de cet employé de l'état-civil qui ouvertement devant nous lisait son journal pendant que nous attendions qu'il nous réponde.

En France, certaines qualités du privé (le SBAM, etc.) ont commencé à être intégré par la sphère publique. C'est un grand pas en avant qu'il faut savoir souligner

Commenter (11 commentaire(s))
 
Le droit de grêve doit-il être remis en cause ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
24-02-2005

Grêve du Service Public prévue pour le 10 mars, la semaine où Paris jouera son va-tout pour les Jeux Olympiques de 2012. Grêves incessantes de la SNCF en dépit du système d'alerte voté l'an dernier. Grêves des professeurs. Grêves des chomeurs (magnifique concept). Grêves, grêves...

Elle est bien belle la France d'aujourd'hui !

Non que je sois un ultra-libéral mais comme de plus en plus une majorité de nos concitoyens, voire des étrangers, le caractère trop récurrent de ce droit difficilement acquis fait qu'aujourd'hui, il en a perdu tout son sens de sursaut travailleur face à l'injustice de la sphère professionnelle.

Sait-on même encore pourquoi l'on fait grêve ? En Chine, combien de mes jeunes étudiants me disaient que la France était un pays plutôt paresseux constamment en grêve. Vous m'avouerez qu'il y a mieux comme image et il est vraie qu'après, il devient difficile de faire concurrence dans ce pays émergent à d'autres pays telle l'Allemagne qui, elle, bénéficie d'une image non seulement de qualité, mais surtout de travailleuse.

Non seulement fait-il mal aux entreprises mais surtout, il fait mal à la France toute entière et hélas, oui, il a perdu son sens le plus fondamental: celui de dénoncer une injustice. Car aujourd'hui, faire grêve, c'est avant tout jouer d'un levier qui permet de facilement et rapidement faire avancer ses requêtes en termes salariales, de congés, d'heures de travail... Là où la France du secteur privée ne se permet que peu l'absentéisme, celle du public profite souvent de son monopole pour améliorer un statut de fonctionnaire déjà très favorable et peu sujet aux aléas économiques. Fonctionnaires pour la vie n'est pas qu'un mythe.

Aujourd'hui, c'est Air France qui empêchent les voyageurs de partir en vacances invoquant la manière dont l'administration de la compagnie gèrent la mort d'une hôtesse de l'air avec la mise à pied de l'employé concerné par l'enquête actuelle. Peut-on se permettre d'immobiliser la 2nd plate-forme aéroportuaire de France pour cela ? Combien d'argent, combien de journées de travail la France peut-elle se permettre de perdre ? On dit, et c'est vrai, que beaucoup d'entreprises tuent nos emplois, mais le droit de grêve amplifie ce phénomène. soyez un chef d'entreprise clairvoyant qui paiera 2500 euros (impôts compris) son employé qui a tout moment pourra se mettre en grêve afin d'améliorer sa condition, et considérez à coté la solution chinoise où dans les mêmes conditions, vous aurez entre 20 à 30 fois plus d'employés pour le même prix, avec le droit de grêve en moins et, pourra-t-on se permettre de penser, la satisfaction d'aider un pays dans son développement tout en s'implantant là ou le futur du business se décidera.

La France doit savoir se remettre au travail et il nous faut être clairvoyant sur ce point. On ne peut plus aujourd'hui se permettre d'être aussi égoïste dans nos manières de vivre.

Commenter (7 commentaire(s))
 
Café, mon ami... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
22-02-2005

Il est là tous les jours mais on en parle jamais. Telle une femme que l'on aurait marié, le temps fait que l'on ne remarque plus ce bonheur quotidien que sa simple présence accompagné d'un parfum si délicat permet.

Le café, il y en a beaucoup et je suis loin d'être un spécialiste mais bon, je l'apprécie et un petit mot à son sujet, ça fait pas de mal. Etant donné que ces temps-ci j'ai une tendance à ne pas réussir à bien mettre à plat et organiser mes idées, ne vous étonnez pas si ce post fait un peu fouilli.

Alors le café... C'est tout d'abord sa préparation. qui n'a jamais apprécié ce moment quand nous ouvrons le paquet sous vide et que le puissant parfum de ce café fraichement à l'air libre dégage. Une senteur forte mais masculine. Puis vient le moment de l'eau chaude que le café filtre sur son passage dans cette machine qui demeure tout aussi indispensable pour son bien-être que l'est un lit. La température qui monte, une eau qui frétille et la montée du liquide jusqu'à ce café encore sec et dont sortira le jus sacré.

Puis vient le temps d'y tremper ses lêvres. On ne prend pas n'importe quel tasse, elle doit être à paroi vertical, plutôt petite si le café est serré est grande si vous voulez vous lancer dans une dégustation à la Starbucks. Le café est donc là est soudain, l'on est plus seul. le boire lentement avec son amertume qui lui est propre demeure un moment privilégié qui nous fait nous sentir bien. Il coupe l'ennui, il coupe la faim. Il a décidément toutes les qualités.

Le café, s'est aussi un objet social. La fameuse "Caméra Café" surfe excellement bien sur un rôle indispensable dans l'entreprise: celui de la machine à café. Un endroit où souvent, plus qu'ailleurs, se font et se défont les alliances et se lancent les idées qui aboutiront à des projets. Je me souviens de 6 mois au Siège de la Caisse d'Epargne Ile-de-France Paris. Plus que dans l'usine où tout est rêglementé et où l'on ne profite pas vraiment de ce privilège qu'est celui des discussions autour de la fameuse machine, en bureau, il en est tout autre. On y souhaite souvent le bonjour, on y digère son déjeuner, et c'est là que ces individus trop souvent cloisonnés géographiquement et hiérarchiquement se rencontrent dans une atmosphère idéale au dialogue. C'est à la machine à café que vous rencontrerez le plus souvent votre Directeur, en fin de journée, le col ouvert, la cravate enlevé, vous tutoyant et vous demandant vos impressions. Tout comme la cigarette dans un autre domaine, la machine à café est définitivement un indispensable.

Enfin il ne faudrait pas oublier l'image que propage ce "kawa". Des dossiers sous le bras gauche, un café dans la main droite, voici un cadre dynamique qui en veut. Il vient vous voir avec son café à la main, c'est un homme pressé qui se dévoile. Dans un pays comme la Chine, celui qui boit du café va au Coffee Shop, c'est une personne respectable qui aime à passer son temps lisant un journal (business oblige) assis dans un large fauteuil, le canard reposant sur les jambes pendant que deux doigts de sa main droite maintiennent la tasse. C'est un business man, tout du moins en apparence.

Le café n'a pour moi que des vertus. sa chaleur, sa disponibilité, son caractère conviviale, sa puissance, son image sont autant de petites choses qui fait qu'au-delà de sa petite taille et de sa faible durée de vie à l'intérieur de son récipient, il demeure un indispensable de nos vies quotidiennes.

Commenter (14 commentaire(s))
Dernière mise à jour : ( 22-02-2005 )
 
Me, Myself & the Net - 1ère Partie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Aguolo   
17-02-2005

Allez !!! Exercice périlleux que de traiter de cette question qu'est notre relation au net. Un exercice d'auto-critique au sujet duquel je ne sais pas encore ce que je vais écrire mais bon, je trouvrais bien en chemin.

When ?

Au début des 90s, quand le net n'était encore que balbutiant en France. Ce n'était pas ma connexion mais celle d'un ami (posséder un PC était un luxe que je ne pouvais me permettre).

Mon premier contact avec le net ?

Pas si magique que ça. C'était lent, poussif mais bon, on pouvait y trouver des petites choses un peu holala et vous savez, quand vous êtes au collège, les choses un peu holala, c'est le moteur de vos vies.

Ma première connexion rapide ?

1997, privilégié que nous étions en ESC d'avoir nos propres portables et des connexions réseau qui carburait. Et ça carburait sec !!! les mp3 faisaient leur apparition, les sites warez sur multimania, puis morpheus, etc... Une époque de pionnier où on programmait ses pages html avec notepad et où l'on plaçait sont petit CV en .doc espérant qu'une offre miracle nous tombera dessus (candide vous dites ?). Dans les arcanes oubliés de la toile il doit bien y avoir un bout de code très débutant attestant de mes méfaits à ce moment là. Une belle époque. Le temps passe...

Mes premiers sites et forums ?

2003, je suis en Chine... Asiamedia, le Kazekai puis Kurefipa, autant de sites qui attestent d'un intérêt pour ma part à laisser une trace de mon existence sur la toile et à partager ce que j'aime, plus ou moins bien.

Internet comme moyen de communiquer

On commence en mai avec la naissance d'Asiamedia. A ce moment là, je ne fréquente que très peu les boards, les chan IRC, les forums et tout ce qui supporte la vie sociale online. mon site fonctionne lentement mais sûrement et comme beaucoup de webmasters, je jalouse ces forums que je ne fais que fréquenter. Je veux ANIMER !!! Et me voilà parti pour la folle aventure de l'administration de forum. Le mot est laché, on est le grand manitou qui en fait manie pas grand chose mais bon, l'illusion est là, on a le droit de bannir, le droit de fusionner/d'effacer/d'éditer les sujets des uns et des autres et soyons clair, le syndrome "petit chef donneur de leçon" peut vite vous monter à la tête.

Internet comme moyen de satisfaire son besoin de pouvoir

En outre, on voit tous ces sites, toutes ces entreprises qui ont réussi commercialement, d'un point de vue renommé, etc et les petits webmasters que nous sommes commencent à rêver d'une vie faîtes de jolies filles, de ferrari, d'où l'on chapoterait des dizaines et des dizaines tq Google ou Yahoo tout en cultivant la légende du petit jeune parti de rien et arrivé à tout.

Internet comme berceau des illusions

Car on oublie vite une chose. La vie online ne calque pas les comportements IRL (In Real Life). On pense sans le penser que l'on est pas tant que ça à se faire son propre site, on pense que créer du code, c'est créer une renommé immédiate et il faut voir les efforts que l'on met pour accomplir cette tâche car online, il est plus facile que de construire qu'IRL. Les jours, les mois passent, on y pense pas et puis parfois on se tourne et on voit par-dessus son épaule les charpentes de quelques sites, bien fameux mais qui sont tombés en désuétude en moins de temps qu'il n'aura fallu pour dire "comme c'est dommage". Car oui, le net a une courte mémoire. On peut passer tant de temps à construire un îlot qui pourra avoir son succès et pourtant, tel un star académicien, le sommet de la gloire n'est qu'un avant-goût de la chute du désespoir pour une majorité de sites.

Quelle leçon en tirer ?

1/ Vous qui comme moi entretenez vos humbles forums, vos blogs perso ou vos petits sites thématiques, n'oubliez jamais !!! Ils ne sont pas une fin en soi, ils ne sont que comme un téléphone, un moyen d'accéder aux autres.

2/ L'anonymat du net est idéal, il permet de s'exprimer sans cette barrière du physique, etc. Mais in fine, nous sommes toujours des êtres constitué de chair et de sang. Ne l'oubliez pas ! On peut s'enfermer trop vite dans cet avatar.

à suivre...

 

Commenter (17 commentaire(s))
Dernière mise à jour : ( 21-02-2005 )
 
Suite...
<< Début < Précédente 1 2 3 Suivante > Fin >>

Résultats 31 - 34 sur 34